Furt - J'ouvre son blog et je voyage. Des chevelures affolées à la géographie du corps de ses amants dont les galbes font sourire les frissons qui le traversent, j'entre dans l'univers du désir lumineux. Il y a le froid saisissant de sa terre d'exil presque toujours réchauffée par la tendresse pudique d'une présence masculine, d'un homme qui survient, là, et qui fait naître un doute délicieux, l'éclair qui jaillit de mots inconciliables que lui seul sait allier. Il est sans le savoir peut-être un magicien du chaos quand ce ne serait mon âme ravie des harmonies qu'il forme avec la matière verbale qui se laisse enchanter par la magie de ses phrases. Elles coulent, fluides, traversent des régions inexplorées où je m'étonne sans cesse, embarqué dans son imaginaire fertile, puis s'accélèrent et courent pour plonger en cascade, libérant des embruns parfumés de mâles essences irisés par la lumière qui lui vient d'un dieu du plaisir.